Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 12:05

 

La société française opprimerait les fidèles de Jésus ? Petit décryptage historico-sociologico-médiatique d'un phénomène largement exagéré et explicable.

 

Samedi 29 octobre, se déroulera à Paris une manifestation nationale contre la christianophobie.  A l'origine de cet appel, se trouve l'Institut Civitas, animé par des catholiques qui militent pour un retour à l'époque, bénie pour eux, où régnaient règles et valeurs de l'Église. Ces militants nationalistes, plus souvent lecteurs de Maurras que de Marx, plus proches de la famille Le Pen que de Mélenchon (1), rappellent dans leur argumentaire quelques sujets de colère. Il est question notamment des spectacles Golgota Picnic et Sur le concept du visage du fils de Dieu, lesquels « insultent et humilient le Christ » ? Et ce, quelques mois après l'affaire du Piss Christ, ce tableau de Jésus trempé dans l'urine. Pour les activistes, seule la mobilisation peut éviter un « déferlement christianophobe ».

 

D'une œuvre, il convient de dire si elle est réussie ou ratée, si elle parle à notre intelligence et à nos sens ou non. Si les artistes vilipendés ne sont pas toujours bien inspirés, ils jouissent de la liberté du créateur. Dans notre démocratie, la visée morale ou idéologique d'une œuvre peut prêter à débat (c'est même souvent le but) mais jamais en allant jusqu'à l'interdiction. Seules sont prohibées les mises en cause de personnes et les incitations à la haine ou à la violence. Détourner les symboles chrétiens, même avec le mauvais goût le plus immonde ou la provocation la plus primaire, n'en fait pas partie. Cela demeure une possibilité offerte aux artistes.

 

Ces derniers humilient-il le Christ ? On peut en douter de la part de personnes clamant souvent haut et fort leur athéisme. Plus sûrement, leur travail vise à choquer les croyants avec l'arme de la plume ou du pinceau. En montant au créneau, ces chrétiens offusqués offrent la victoire aux provocateurs et leur procurent une tribune inespérée. Le silence et l'ignorance auraient, au contraire, fait perdre la partie à leurs contempteurs.

 

Deuxième argument de la colère des victimes de cette christianophobie : le silence devant leurs misères, alors que « lorsqu'une parcelle musulmane ou juive d'un cimetière est profanée, tous les médias et les autorités politiques s'émeuvent ». Et nos chrétiens persécutés d'évoquer des « églises vandalisées durant la Semaine sainte » dans la plus grande indifférence. Dans le même ordre d'idée, ils déplorent que publicitaires et humoristes se déchaînent sur les symboles chrétiens, sans jamais oser toucher aux références juives ou musulmanes.

 

Cette différence de traitement, réelle, est pourtant compréhensible. Sur les trois traditions monothéistes présentes en France, qu'elle est celle qui a forgé la culture française et dont la pratique a été longtemps quasi obligatoire ? Quelle religion est celle de l'ordre, du pouvoir et des gens-bien-comme-il-faut et qui a longtemps contrôlé l'éducation, la santé et les mœurs ? La catholique.

 

Et il est logique que l'art, avant-garde de la liberté contre tous les magistères, s'y attaque tout particulièrement. On peut voir dans l'outrance un retour de bâton – plus ou moins conscient - de siècles d'interdits de blasphème. Les catholiques d'aujourd'hui doivent apprendre à payer pour le joug qu'ont fait peser leurs prédécesseurs sur la société française.

 

Comme les militants de l'Institut Civitas, je hurle, dans un premier élan, quand j'entends parler du « passé nazi » de Benoît XVI (dont je ne suis pas le premier fan) ou du prétendu tas d'or sur lequel se prélasse l'Eglise catholique. Certains mensonges malveillants sont rudes à entendre.

 

Le judaïsme et l'islam, parce ce que religions minoritaires, et du fait que leur pratique en France a connu ou connaît toujours des difficultés diverses, méritent un égard particulier.

 

A la célèbre question « Peut-on rire de tout ? », je réponds que l'on peut moquer, même avec excès et mauvaise foi, les puissants de la société : les politiques, les hommes, les patrons, les stars du spectacle, les milliardaires du sport et... l’Église catholique.

 

A l'inverse, il convient, selon moi, de ménager petits, pauvres, homosexuel(le)s, femmes... et croyants minoritaires (2). Parce que ces catégories de personnes, fragilisées par la société, connaissent une existence plus difficile, et que les railleries sont infiniment plus dures à supporter pour elles que pour ceux qui sont du bon côté de la norme ou du pouvoir.

 

Voici pourquoi je ne défilerai pas contre une christianophobie que je ne reconnais pas dans notre société et qui doit faire hurler celles et ceux qui, de part le monde, souffrent de vrais brimades pour leur foi ou leur pratique religieuse. Et je ne pense pas uniquement aux chrétiens. Le jour où la France brimera les croyants, je serai aux côtés des manifestants.

 

  1. Dont le discours sur les religions ne me plaît guère.

  2. Je demande pardon pour l'amalgame de réalités très diverses.

Partager cet article

Repost 0

commentaires

tschok 25/10/2011 16:39


@ Cathoreve,

Vous avez fait fort! Civitas est dans la construction d'un discours victimaire sautant à pieds joints dans le délire de persécution.

Je veux dire par là que c'est pathologique.

La conséquence est assez simple:le militant Civitas de base est inaccessible à la rationalité.

Si d'emblée vous réfutez l'existence même de la christianophobie en tant que réalité matérielle et que vous lui attribuez les caractères d'une construction mythologique (sans même parler de son
caractère profondément délirant) vous vous attirez très logiquement des commentaires défavorables, ce qui s'est effectivement produit.

Il est clair que le délire Civitas fait appel à un inconscient plus gros que la partie consciente des individus auxquels ils s'adressent. En ce sens il est intellectuellement pauvre et d'ailleurs
très standard: le discours victimaire Civitas est un discours victimaire standard, pouvant être quasi intégralement transposé dans d'autres domaines, comme le féminisme victimaire,
l'atermondialisme victimaire, l'écologisme victimaire, etc. Il suffit juste de changer quelques mots dans les phrases.

Il est donc vulgaire.

En mettant le doigt sur les parties douloureuses de cette inconscient, comme vous le faites ici en parlant de culpabilité du chrétien par rapport à une société française qui a subi son joug, vous
déchainez une incompréhension parmi ceux qui, précisément ont peu exploré cette partie obscure.

Vous aurez sans doute remarqué que l'exercice, s'il est assez instructif, demeure vain: je ne crois pas que vous les aurez fait bouger d'un demi millimètre dans leurs convictions.


anonyme 15/10/2011 16:04


Pour information, sur l'art contemporain: Les mirages de l'Art contemporain, de Christine Sourgins, éditions La Table Ronde.


Florent Deliesle 13/10/2011 19:30


Vous vous demandez où est la prétendue christianophobie. Elle est par soit votre ignorance, soit par votre mauvaise foi, dans votre article.

Vous postulez sur l'Eglise des choses qui sont fausses. A vous lire la religion catholique est la religion de tous les défauts. Tout ce qu'elle a fait en France c'est du mal, c'est de l'ordre de la
dictature. On ne peut retenir l'histoire du catholiscisme français en ne retenant qu'une des deux positions manichéistes: noir ou blanc. Et si vous dites noir, vous ne valez pas mieux que ceux de
l'institut civitas qui disent "noir". Oui la torture existait dans l'inquisition et oui, la religion catholique a donné de nombreux principe à un système judiciaire dont le modèle est aujourd'hui
mondial.

Je disais justement à un ami que le drame de la politique, et des personnes face à la religion en général est l'ignorance culturelle de l'histoire et des cultes.

La culture religieuse devrait être une matière obligatoire, ou, à défaut, un chapître du programme de philosophie. Aujourd'hui on traite les religions dans une idée d'égalitarisme absurde. Le
judaïsme, le christianisme et la pratique de l'islam, sont des cultures différentes. Le bouddhisme n'est même pas une religion. L'idée de Dieu n'étant pas évoqué dans sa philosophie.

Il n'y a pas de discrimination, sinon une "repentance" naturelle du caractère français (et cela touche tous les domaines de la culture et de l'histoire française. Mais il y a une méconnaissance et
cette méconnaissance, sous couvert d'idéologie interdit d'exprimer la connaissance culturelle du fonctionnement des autres religions.

Et lorsqu'on connait les religions on sait que la religion catholique romaine est sans le moindre doute la plus adaptée aumodèle occidental européen démocratique parce qu'elle a poussé, vécu avec,
contré, la contruction de ce modèle qui ne commence pas en 1789 mais déjà dès l'antiquité. Il faudrait qu'on cesse de le nier. Bien sûr, l'islam est beaucoup plus moral. l'avortement, la
prostitution n'existent pour ainsi quasiment pas dans les pays musulmans. Mais cette société organisée par la morale se fait au prix d'un libéralisme qui n'y existe pas.


Edith D. 13/10/2011 18:19


Je ne suis pas du tout en phase avec Civitas et je pense même que leur manifestation pourrait avoir plus de conséquence négatives que positives.
Mais tout de même, jusqu'à quand les chrétiens vont-ils devoir payer pour les fautes de leurs aïeux ? Je vous laisse seulement imaginer la levée de boucliers si quelqu'un osait encore prétendre que
les juifs sont responsables de la mort du Christ....
Quand à dire que la christianophobie est "prétendue" je vous laisse méditer cette phrase du maire de Strasbourg: "Nous servons de la viande halal par respect pour la diversité, mais pas de poisson
le vendredi par respect pour la laïcité"


armel h 13/10/2011 17:54


Je me permets de rejoindre complètement Dorahm dans son propos, en enfonçant un peu plus le clou, si je puis dire…

Entre "la patrie (catholique) en danger, we need you" et "tout va très bien, où est le problème ?", il me semble qu'il y a place pour une vraie réflexion, réflexion que je ne trouve pas ici.

Les raisons que vous avancez à ces moqueries, dans la façon dont vous les présentez, deviennet quasiment des justifications. Malheureusement, elles se contentent de partager les vues, les mythes et
les préjugés justement de ceux qui se trouvent par vous justifiés. Ce qui tendrait à faire penser que, si vous les excusez, ce ne serait que parce que vous commettez les mêmes erreurs de réflexion
qu'eux - et ce qui, du coup, affaiblirait d'autant la portée de votre propos.


On retrouve là en effet toute la suite des excuses et justifications habituellement invoquées, et même, je dirais, la cohorte des habituels lieux communs - sans qu'ils soient à aucun moment
critiqués ni remis en question :
l'église alliée aux puissants, l'église puissante et puissance d'oppression, l'artiste à l'avant-garde de la liberté ; on retrouvre même l'image du peuple faible et opprimé, aspirant à la liberté,
auquel tout est permis dans sa lutte et sa protestation contre "les puissants" - quoi qu'on décide de ranger sous ce vocable commode, et en tout cas forcément les états et les églises.


Or, il ne vous aura pas échappé que :
. aucun de ceux qui avancent ces justifications ou que vous cherchez à justifier par là n'a connu la moindre inquiétude pour ses opinions, n'a été forcé à quoi que ce soit par l'église, n'a été
perscuté ni opprimé ;

. le pouvoir, de nos jours, ce n'est justement pas seulement les gouvernements et la religion ; ça n'est d'ailleurs pas vraiment la religion ;
le pouvoir, de nos jours, se trouve massivement dans les médias et ceux qui y ont voix au chapitre, dans les modes et les idées en vogue ;
autrement dit, les "artistes" et les médias qui les relaient, que vous représentez du côté du "peuple", contre "les puissants"… SONT du côté des puissants ;

ils servent les idées les plus en vogue, les plus à la mode, sans prendre aucun risque - ils ne froissent ni les opinions du moment, ni les grands du moment, ni ceux qui pourraient porter atteinte
à leur intégrité ou à celle de leurs revenues et subventions, ils recueillent popularité et argent à peu de frais, et ne se sacrifient pas des masse pour les plus démunis.


À ce propos, il est incompréhensible de voir dépeinte, sous votre plume (métaphorique, certes), la religion catholique comme "celle de l'ordre, du pouvoir et des gens-bien-comme-il-faut",
dans une phrase au PRÉSENT, censée donc dépeindre et évoquer la situation présente.
Vraiment, de quel monde parle-t-on ici ? Pourriez-vous soutenir sérieusement que, de nos jours, la religon catholique est la religion de l'ordre, du pouvoir, et des gens bien comme il faut ?
Êtes-vous bien en train d'affirmer que, de nos jours, pour paraître bien comme il faut, il faudrait être catholique ?
On se demande même si vous sortez de chez vous, vraiment…



. la "collusion" de l'église avec les dignitaires et puissants est un vieux thème : c'est déjà le principe invoqué pour justifier lors de diverses révolutions l'exécution et le massacre de prêtres
et de religieuses… qu'on avait vu jusque là passer leur vie à aider leur prochain le plus pauvre et le plus démuni.
C'est dire la validité et la crédibilité de cet argument-ci ; il s'agit, ni plus ni moins, que le bon vieux truc de profiter d'un mouvement populaire pour maquiller un règlement de compte sordide
en acte de justice (comme à la Libération certains exécutaient leurs opposants politiques en inventant des faits de collaboration).

Il s'agissaitt ici, lors des révolutions, de rivalité idéologique : pour contrôler le peuple, il faut lui enlever la religion et les prêtres ; d'où le coup de ranger prêtres et religieuses dans
"l'ennemi du peuple". Voilà comment on crée un mythe, qui ressort des années plus tard comme s'il s'agissaitd 'une vérité établie.


Repensez donc à St Vincent de Paule, qui fréquentait aussi bien les puissants et la cour que les miséreux, et vous verrez que la réalité est un brin plus complexe que ce que vous en laissez
paraître.



. Aucun de nous et aucun de ceux qui se rendent coupables de ces moqueries n'a jamais connu autrement qu'en imagination de siècles d'asservissement, d'oppression et de persécution. Encore une fois,
ce qu'on constate, de fait, c'est qu'ils ne sont opprimés en rien, qu'ils peuvent tout se permettre et ont toujours pu tout se permettre, puisque leurs façons de faire et leurs idées correspondent
en tout point à la mode et à ce qu'affectionnent le plus les médias les plus puissants.

Là ne peut donc pas résider la raison de leur façon de faire - c'est de la logique élémentaire.
(au passage, vous oubliez que, autant voire plus encore que l'église, c'était le peuple il y a bien longtemps qui condamnait l'hérétique et le blasphémateur, comme de nos jours il condamnerait le
raciste et l'intolérant - à chaque époque ses valeurs communes)



. Le mot-clé, ici, il me semble, est : "imaginé".
Aucun d'eux n'a jamais été confronté à la moindre oppression, n'a jamais été inquiété par l'église, ni par la religion… sinon en imagination.
Or, c'est justement là-dessus qu'apparaît fondée toute leur démarche, et sa jusification, et la source de sa popularité :
sur une vision imaginaire, mythique, de l'Histoire et de l'Église. Mais un mythe vivace, partagé, communément entretenu et diffusé :

l'église apparaît là comme l'image imaginaire d'une puissance imaginaire, contre laquelle on imagine se dresser, à ses risques et périls, imagine-t-on, pour s'imaginer proche du peuple et défenseur
de la liberté dans un monde imaginaire qu'on imagine oppressé et asservi par des forces imaginaires de l'obscurantisme et des puissances imaginaires.

Pourquoi ? Parce que l'imagerie mythique collective, construite à partir de représentations (imaginaires) révolutionnaires, n'imaginent de courage, de bien, d'accomplissement de soi et de grandeur
que dans un affrontement - imaginaire, imaginé, rêvé et sans cesse rejoué - entre "le peuple" et "les puissants", que symbolise une église que personne ne connaît ni ne prend la peine de connaître
mais que chacun imagine à loisir à partir de ces images d'Épinal ;
une représentation du monde binaire et simpliste, des méchants forcément puissants, lointains et étrangers, auxquels on ne peut jamais s'identifier, une cause exaltante et des bon sentiments à peu
de frais : tout y est pour que ça fonctionne.

(représentation binaire et simpliste, sans aucun fondement réel, que nous sommes tout atterrés de vous voir reprendre à votre compte - ranger l'église parmis les puissants de ce monde, vraiment, en
oubliant de voir que ce sont justement les plus puissants qui s'en prennent à elle, c'est là manquer cruellement de discernement ; quant aux patrons, vous conviendrez que tous ne sont pas
"puissants" - le boulanger du coin de la rue, par exemple, ou le pédiatre qui soigne vos enfants)



Là voilà, l'origine de ces moqueries, de ces atteintes : l'ennui des nantis qui se donnent à peu de frais d'agréables frissons et l'impression, toujours bienvenue, d'être du côté des bons et du
peuple - quand ils se vautrent dans la puissance, la suffisance et le confort. Le tout nourri de mythologie vaguement révolutionnaire kitsch.


Le lieu commun de "l'art, avant-garde de la liberté contre tous les magistères" fait d'ailleurs souvent partie de cette représentation mythique. On oublie au passage que, bizarrement, il ne s'agit
que d'un certain art et de certains artistes - et souvent de ceux qui, s'ils ne disposaient pas de cette opportune justification, aurait bien du mal à rendre compte de la réalité et des motivations
de leur "art"
(puiqu'on rappelle que le propre de l'art n'est pas d'être "l'avant-garde" d'une liberté de carton-pâte, et qu'il y faut tout de même un certain sens, et une certaine beauté, pour en être, de
l'art).



Au contraire de ce que vous dites, donc, cette différence de traitement, réelle, est plus explicable que compréhensible.
(car l'ignorance volontaire, la facilité et les préjugés sont une explication, souvent, mais ne sont jamais "compréhensibles")

Et c'est donc Dorham qui voit juste dans son commentaire : c'est l'Histoire, et pas seulement chrétienne, la connaissance et l'amour de l'Histoire, des faits, qu'il faut rétablir et défendre.
Contre les mythes, contre la facilité.



Quant à réfléchir sur la moquerie et se demander si elle est justifiée et à quel degré et conditions,
un petit détour par St Thomas d'Aquin et sa somme théologique, où il soulève justement la question, n'aurait pas été du luxe. Vous verriez peut-être que, sorti du "oui, tout est permis contre ces
salauds de patrons", une vraie réflexion est possible. Et plus riche. (qui n'est pas un gros mot, "riche", je précise tout de même)


(Et je précise que je ne suis ni patron, ni sympathisant de Civitas, qui, à mon avis, se trompe également quoique différemment de perspective et de combat)


Présentation

  • : Le blog de cathoreve
  • Le blog de cathoreve
  • : Philippe Clanché, journaliste religieux indépendant, collaborateur de La Vie ou Bayard Presse. Au menu : émergence d'un catholicisme ouvert, décoincé et qui puisse parler à notre temps. Bon appétit. On peut me suivre sur Twitter : @pclanche
  • Contact

Recherche

Liens