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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 07:18

 

« Les femmes chrétiennes doivent-elles être soumises ? ». Rendez-vous jeudi 20 octobre à Boulogne-Billancourt pour en savoir plus sur cette épineuse interrogation.

 

Frère Samuel (Rouvillois), prêtre depuis 1988 et membre de la Communauté Saint-Jean, se pose de vraies questions. Mieux, il les propose à ses ouailles et offre, généreusement, d'y répondre lui-même à travers des conférences. Voici donc un bon apôtre de l'intelligence de la foi, par ailleurs formé en philosophe et expert auprès du Centre des Jeunes dirigeants (CJD). Tout va donc pour le mieux. Intéressons-nous au thème de la soirée organisée ce soir à Boulogne-Billancourt (Sainte-Cécile, 20h45) : « Les femmes chrétiennes doivent-elles être soumises ? ». Rien que cela.

 

Étudions donc le sujet, comme une mise en bouche avant le brillant exposé promis. Excluons d'emblée une réflexion sur les pratiques sado-masochistes dans les presbytères, cela ne colle ni avec le bonhomme, ni avec la communauté. Il sera question des femmes chrétiennes. Comme il est inenvisageable d'imaginer que Frère Samuel se désintéresse des non-chrétiennes, on peut imaginer qu'il les sait déjà perdues dans une société de permissivité dans laquelle aucun autre carcan n'est tolérable que le plaisir, la liberté et autres horreurs.

 

Occupons-nous donc des seules femmes qui méritent intérêt : les chrétiennes. Peut-être même faut-il restreindre encore le champ en écartant les luthéro-réformées, qui, en plus d'être hérétiques, ont parfois l'impudence de coucher avec des pasteurs, voire, pire, de le devenir elles-mêmes.

 

Donc, il sera question de la soumission de la femme catholique. Mais à qui ou à quoi doit-elle être soumise ? A Dieu, à son père, à son mari, à son patron, à son curé, à la théologie catholique toujours bien inspirée à son égard ? A tous à la fois ? A la société de consommation, à la publicité, à la mode ?

 

Ne pouvant répondre aussi brillamment que le conférencier, on pourra se permettre de rajouter quelques autres interrogations. Combien de femmes auront besoin du docte religieux pour savoir par qui et pourquoi elles sont l'objet d'une soumission particulière (aucune soirée concernant les soumissions masculines ne figure au programme cette année) ? Pourquoi les fidèles des conférences de Samarie (tel est le nom du cycle d'enseignement animé depuis 1997 par le frère Samuel) sont-ils, parfois, soumis à des sujets de réflexion aussi abjects ?

 

Nous aurons réponse à ces questions douloureuses en nous rendant ce soir à Boulogne-Billancourt ou en profitant du podcast (1). Pour info, et en guise de pub, voici les prochains sujets abordés par l'omni-compétent Frère Samuel. Ils m'inspirent un peu moins.

La réincarnation est-elle compatible avec la foi chrétienne ? (15 décembre)

L’Église est-elle démocratique et/ou démocrate ? (12 janvier)

Il y a t-il un regard chrétien sur l'islam ? (15 mars)

Le serviteur souffrant (10 mai)

Comment vivre notre fragilité humaine ? (9 juin)

 

Enfin, il faut signaler que l’exposé surréaliste de ce soir est annoncé dans l'agenda de la Conférence des Évêques de France. Nous rappellerons avec malice que le patron de celle-ci, le cardinal André Vingt-trois, s'est naguère illustré en indiquant que le port de la jupe n'était point suffisant pour prétendre à une responsabilité dans l’Église catholique (2).

Avec les propositions de la Communauté Saint-Jean, on reste dans le ton.

 

  1. Avec internet, on peut être réac et moderne.

  2. Il s'était par la suite excusé de cette saillie pour le moins maladroite, qui a donné naissance au très séditieux Comité de la Jupe, lui même ancêtre de la Conférence des baptisé(e)s catholique de France.

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commentaires

Fred 30/10/2011 01:23


Cher Mr
Qu’est-ce que vous empêchez de répondre à tous ces commentaire plus tôt intelligent contrairement à votre article qui est un ramassis d’insultes sans fondement , vous prenez du temps de rédiger des
calomnier gratuitement mais vous n’êtes pas foutu de répondre à quelque commentaires qui vous interpellez.

C’est quand même fou d’écrire un article aussi insultant sur quelqu’un sous prétexte qu’il a intitulé sa conférence un verset de la bible … ou alors vous lui reprochez autre chose. Je suis vraiment
choqué par votre article, si vous ne vous disiez pas chrétien je n’aurais pas pris le temps de le commenter mais il s’avère que vous vous dites chrétien et cela me choque encore plus.


Dorham 21/10/2011 13:11


Je me suis fait les mêmes réflexions que Pneumatis - sans avoir assisté à cette conférence du reste. Il me semble évident que le titre de cette conférence renvoie à St Paul. Un texte fondateur,
très lu et très critiqué. On ne peut préjuger de cette conférence avant d'en connaitre vraiment la teneur. La question aurait pu être formulé de la façon suivante : comment vivre de sa Foi
Chrétienne quand on est une femme et qu'on a lu l'Épitre aux Ephésiens ? C'est plus long et ça donne moins envie, non ?

Quant à André XXIII, je vous trouve très dur. Paris a de la chance d'avoir un tel archevêque, dont la vision est très subtile.


Vieil imbécile 20/10/2011 11:31


J'arrive même pas à comprendre votre démarche... déjà, trouver qu'une question est abjecte, avant même d'en connaître la réponse relève d'une logique totalitaire. Mais en plus quand il s'agit de
commenter une phrase de saint Paul, là on en reste baba :) Devrait-on lancer un comité de censure - que vous présideriez bien sûr, au nom de la bien-pensance - qui s'attacherait à interdire tout
commentaire des phrases dérangeantes extraites de la Bible ?
Quand en plus on connaît Samuel Rouvillois, en lisant votre texte, on hésite entre les pleurs et le rire. Et oui, c'est vrai, la compétence de Frère Samuel est vaste. Faut-il s'en réjouir, ou se
contenter de le jalouser ?


Pneumatis 20/10/2011 10:07


Je suis assez surpris par le biais de lecture que vous avez du titre d'une conférence à laquelle vous n'avez pas assisté, qui vous fait ainsi faire preuve d'un magnifique a priori. La question que
pose la conférence, provocatrice comme on en trouvera sans doute parmi vos titres d'articles ici ou là sur d'autres sujets. Par exemple, vous avez écrit : "Madrid, tombeau des cathos de gauche ?".
Sur la seule base du titre, devrais-je vous demander pourquoi vous ne vous souciez que des cathos de gauche ou pourquoi voudriez-vous qu'ils disparaissent, ... à la lecture de l'article, nous
voyons bien combien ces questions seraient absurdes.

La question de la conférence, quoique provocatrice donc, me semble - même si je ne suis pas prophète - s'intéresser à l'interprétation de la phrase de Saint Paul qui a tant fait couler d'encre :
"femmes, soyez soumises à vos maris" (Ephésiens 5, 24). La phrase de Saint Paul ne s'intéresse pas aux différences entre catholiques et réformés, elle s'intéresse à tous les chrétiens qui se
mettent à l'écoute des enseignements de Saint Paul et à qui cette phrase pourrait poser question, ou faire débat. Et si on n'est pas à l'affut du moindre soupçon de machisme dès qu'il s'agit d'un
prêtre ou d'un évêque, on est en droit de supposer (puisque c'est là le sujet de votre article) que le prêtre en question va expliquer justement que cette phrase de Saint Paul n'est pas une
invitation au machisme ou à la soumission pour les femmes, mais qu'il est à comprendre autrement. A mon avis, à l'issu de la conférence, vous trouverez peut-être quelques propos un peu réac, mais
je doute que vous puissiez relever une position machiste dans son exposé.

Je ne suis pas très joueur, mais je suis prêt à en prendre le pari avec vous. Bonne journée.


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  • : Philippe Clanché, journaliste religieux indépendant, collaborateur de La Vie ou Bayard Presse. Au menu : émergence d'un catholicisme ouvert, décoincé et qui puisse parler à notre temps. Bon appétit. On peut me suivre sur Twitter : @pclanche
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