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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 06:54

 

Dans sa livraison du 14 octobre dernier, l'hebdomadaire France catholique dévoile un trait de sa ligne. Il consacre principalement sa une sur la polémique autour du genre et son arrivée controversée dans les manuels scolaires. Les autres titres de la couverture questionnent d'avantage : « Printemps arabe : un cauchemar ? » et « Primaires : Succès ambigu ».

 

Tout est analysable, critiquable, démontable. Mais on remarque que les mises en question concernent deux expériences démocratiques inédites, deux événements politiques majeurs de cette année, sur lesquels tous les observateurs portent un regard plutôt bienveillant.

 

Oui, la situation des pays arabes au lendemain des Révolution est difficile et dangereuse (1). Oui, le débat interne au PS masque une certaine vacuité de fond. Faut-il pour autant porter ce double regard négatif ? Crûment dit : France catholique semble être dérangé par la démocratie, par le fait de laisser la masse influer sur son devenir.

 

Poussons le bouchon, la défense acharnée d'une institution peu portée sur la consultation de sa base n'aurait-elle pas déteint sur l'hebdomadaire ? Celui-semble ignorer que les autorités catholiques ont plutôt salué les évolutions en Égypte et en Tunisie. Et que l'épiscopat français, muet sur la primaire socialiste, encourage l'investissement politique et le vote.

 

France catholique s'adresse à des lecteurs déjà convaincus. Heureusement. Sa lecture cette semaine donnerait une drôle d'image de ce que peut être un regard catholique sur l'actualité.

 

 

(1) Le péril principal, qui mobilise le journal, est la situation des chrétiens d'Egypte. Juger la situation d'un pays par la lorgnette unique d'une de ses minorités est assez réducteur. Et pas vraiment catholique.

 

 

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commentaires

Anonyme 19/10/2011 22:33


Cher Monsieur,

Je ne dis pas que la démocratie soit nécessairement mauvaise, ni qu'elle ne soit pas le meilleur régime aujourd'hui ou de tout temps. Mais je n'avance pas l'inverse non plus.
Tant d'auteurs, dont des chrétiens, ont défendu d'autres régimes; à commencer par Saint Thomas d'Aquin dans le De Regno.
Je dis seulement que la démocratie n'est pas un principe, au sens d'origine et de but de tout, de jauge du bien. Que l'on peut donc être humain, et même catholique, sans être démocrate; et que l'on
est pas mauvais pour autant.
La démocratie se discute à l'aune du bien commun. Il faudrait la montrer comme bonne pour l'invoquer comme argument direct.

Merci de me permettre ce commentaire.
J'espère que vous répondrez.


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  • : Philippe Clanché, journaliste religieux indépendant, collaborateur de La Vie ou Bayard Presse. Au menu : émergence d'un catholicisme ouvert, décoincé et qui puisse parler à notre temps. Bon appétit. On peut me suivre sur Twitter : @pclanche
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