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20 octobre 2015 2 20 /10 /octobre /2015 19:16

Chère Monique,


Quand je vous ai rencontrée au moment de la rédaction de mon ouvrage (« Mariage pour tous, divorce chez les cathos », Plon), nous étions déjà sur la même longueur d'ondes. Après la lecture du livre d'entretien réalisé avec Dominique Quinio, ancienne directrice de La Croix, « L'évangile c'est pour aujourd'hui. Eglise, famille, société » (Bayard), je suis rempli de joie.


Je me sens en harmonie complète avec une catholique « canal officiel ». Voila qui n'est pas banal. Vos propos prouvent qu'il est possible de penser en liberté, en femme, en mère de famille, dans le saint des saints de la Conférence des Évêques de France. Vous y avez travaillé durant 6 ans comme directrice du service Famille et société.


Vous vous définissez comme « réformiste et pas révolutionnaire », ce qui est déjà tendre le bâton dans le contexte ecclésial national actuel. Lorsqu'on vous a demandé à votre arrivée avenue de Breteuil si vous vous mettiez au service des évêques, vous avez rétorqué, avec un cran et une théologie assurée : « Non, je me mets au service de l'évangile et au service des évêques en tant qu'ils sont serviteurs des évangiles » (p. 14).


A ceux qui croient encore (c'est terminé depuis quelque temps pour ma part) que, dans le monde merveilleux des « frères évêques », tout le monde est toujours d'accord, vous affirmez que les divergences existent et que la quête du consensus, nécessaire parfois, n'est pas chose aisée. « La communion exige que la discussion se poursuive jusqu'à ce qu'un texte ou une décision soit acceptable pour tous ». En bonne catholique, vous jugez cela « très beau d'un point de vue ecclésial », mais, comme femme d'action, de nature à « ralentir le processus de décision », et, plus gênant, « de rendre les textes parfois trop lisses » (p. 21).


Durant vos 6 ans au milieu des évêques, vous dites avoir été libre... le plus souvent, « sauf pour la parole publique ». Ce qui est un peu gênant quand on occupe une place majeure dans l'organigramme d'une institution. Et vous en tirez une drôle de maxime : « Si notre religion devient si compliquée qu'un laïc bien formé et avec une bonne expérience de l’Église ne peut plus prendre la parole sur une question religieuse sans crainte de se tromper, c'est qu'il y a quelque chose qui ne tourne pas rond » (p. 22).


Alors que - c'est moi qui parle, vous êtes trop bien élevée pour écrire des mots pareils - , la grâce de l'ordination donne aux mâles, prêtres et évêques, une assurance infaillible contre la profération de bêtises.


« L'autonomie des laïcs », dites-vous, « l’Église l'a acceptée plus facilement dans les questions sociales que dans le domaine personnel où elle a davantage tendance à vouloir dicter leur conduite aux personnes. Ce qui n'est plus accepté aujourd'hui » (p. 23). Que les autorités ecclésiastiques aient raison ou tord dans leurs prescriptions, elles ne sont pas entendues. Ce qui pose question pour une Église qui se dit Mater et Magistra. Un slogan que vous reprenez souvent pour affirmer qu'elle ne peut se prétendre mère et éducatrice « comme avant ».


Sur ces questions « personnelles », qui touchent la morale familiale et sexuelle, vous avez été en première ligne « grâce » au gouvernement et à Mme Taubira. Dont vous fustigez, à raison, la mauvaise volonté à parler avec les cathos.


Pour autant, même opposée à titre personnel à la loi controversée, vous tenez un discours sur les homosexuels qui fera bondir plus d'un. « Ni la société ni l’Église n'ont pensé leur place dans la société », et toutes deux « doivent balayer devant leur porte ». Les personnes homosexuelles ne sont « pas seulement des objets de soin pastoral » mais « ont des richesses à apporter ».


Observant la mobilisation contre le mariage gay, vous avez perçu la tension dans les communautés et vous n'êtes pas tendre envers certains comportements. « La liturgie n'est pas le lieu du débat politique », affirmez vous alors que tant de prêtres ont appelé, au cours des offices, à descendre dans la rue. « Beaucoup de catholiques ont eu l'impression d'être pris en otage » (p. 69).


L'avocate que vous êtes réagit. « Certains ont eu l'impression que l’Église défendait l'ordre établi. Or dans cet ordre établi, il y a des exclus, et parmi eux des personnes homosexuelles ».


Vous revenez sur la douloureuse affaire Brugère (voir mon article à ce sujet pour Témoignage chrétien), et la chasse à la sorcière lancée contre l'universitaire bordelaise, votre invitée, pour les crimes d'être socialiste, favorable à la loi Taubira et intéressée par les travaux sur le genre. Les sites d'extrême-droite ont demandé votre démission. Vous rappelez, avec justesse, que ces lobbys ont une influence davantage auprès des journalistes que des fidèles catholiques. Mais que pour autant, c'est mon avis, ils ont eu la peau de Mme Brugère.


Evoquant la famille, vous revenez sur l'encyclique Humanae vitae (1968), « qui a ouvert un gouffre d'incompréhension entre beaucoup de fidèles et l’Église, un fossé qui ne fait que se creuser depuis ». Sur cette funeste interdiction de la contraception mécanique, toujours réaffirmée depuis 1968, vous proposez une lecture de femme, de mère de famille. « L’Église n'avait pas mesuré l'angoisse des femmes, vécue pendant des siècles, d'être enceinte quand ce n'est pas prévu, quand ce n'est pas le moment, quand les conditions pour assumer une grossesse ne sont pas réunies. Pour elles, la contraception était un soulagement : elle pouvait faire l'amour (...) sans avoir cette crainte. Cette aspiration des femmes, l’Église ne l'a pas comprise ou pas prise au sérieux » (p. 104).


Et vous assenez : « Je crois que l’Église paie le fait d'avoir voulu être présente dans la chambre à coucher. Elle en a été virée manu militari et toutes ses prescriptions avec » (p. 105). Une phrase que beaucoup d'hommes d’Église devrait méditer.


Il a dans votre livre bien d'autres convictions de sagesse. Je vous souhaite, chère Monique, de nombreux lecteurs, défenseurs et contradicteurs, qui ne seront pas rebutés par le titre gnangnan de votre ouvrage, guère à la hauteur de la puissance du contenu.


Continuez, je vous en conjure, là où vous œuvrez aujourd'hui, à défendre cette ambition pour l’Église, belle mais tellement perfectible.


Avec toute mon amitié.

9 octobre 2015 5 09 /10 /octobre /2015 13:43

Le synode des évêques qui a débuté dimanche à Rome pourrait voir évoluer on le sait le sort des divorcés-remariés. La situation d'une autre catégorie en souffrance en monde catholique - les personnes homosexuelles – n'a que peu de chance d'évoluer.


Le coming out médiatique du P. Charamsa, employé modèle de la Curie, aura fait réagir ceux qui supportent mal que remontent à la surface certaines réalités : l'impensé théologique et pastorale de l'homosexualité et la présence importante des gays au sein du clergé et particulier dans les bureaux romains.


Cette histoire ne sera sans doute d'aucune utilité pour faire avancer l’Église. Avant l'épisode, René Poujol, ancien directeur de Pèlerin, expliquait (lire ici) son scepticisme devant des changements possibles. Pour lui l’Église n'y est pas prête, restant dans le modèle unique des familles (hétéros) nombreuses et pourvoyeuses de vocations.


Son collègue François Vercelletto, qui suit les affaires religieuses pour Ouest France, a dans son blog (à retrouver ici), exprimé un sentiment analogue, nourri de son observation des faits et gestes du pape lors de son périple américain.


Je le cite : « Au siège de l'Onu, à New York, François a dénoncé, le 25 septembre, la "colonisation idéologique" qui impose aux "peuples" des "modèles de vie anormaux" et, "en dernier ressort, irresponsables". Accompagné du rappel de "la différence naturelle entre l'homme et la femme", il s'agissait d'une allusion implicite à la contraception, mais aussi aux études de genre et au mariage gay ».


Le confrère évoque également la rencontre non-officielle, mais désormais publique, entre François et la greffière célèbre pour avoir « refusé d'appliquer l'arrêt de la Cour suprême des États-Unis qui a légalisé le mariage entre personnes de même sexe dans l'ensemble des États ».


François Vercelletto ne signale pas un fait que rapportait bien avant l'arrivée du pape le Huffington Post version américaine, (à lire ici en anglais). Un gay est intervenu lors de la Rencontre mondiale des familles de Philadelphie. Ron Belgau, 40 ans, s'est exprimé à la tribune deux jours avant l'arrivée du pape, dans un table-ronde intitulée « Homosexualité dans la famille».


Dans les réseaux LGBT chrétiens locaux, cette présence a fait grincer des dents. Car Ron Belgau se définit lui même comme célibataire et chaste. Donc parfaitement « dans les clous » et conforme à l'idéal officiel catholique. Mais la posture de Belgau demeure très minoritaire parmi les personnes homosexuelles et, sans doute, parmi celles qui se disent chrétiennes.


On relira avec intérêt l'opinion réaliste de Mgr Bruno Forte, secrétaire spécial du synode, sur la question (retrouver ici mon article, suite à l'interview du prélat italien dans La Vie). Il jugeait cette exigence de chasteté impossible. Dans son discours d'ouverture, le cardinal Peter Erdö, rapporteur, a refermé la position officiel.


A défaut donc d’attendre des changements de Rome, on pourra lire avec intérêt le très émouvant livre d'Adrien Bail : « Homosexuels, transgenres, chercheurs de Dieu » (éd. Nouvelle cité, voir ici). Ce jeune journaliste, loin de toutes ces polémiques, a brossé le portait de membres de a Communauté Béthanie (voir ici son site), ce groupe de chrétiens homosexuels qui se retrouvent pour prier et échanger sur leur vie et leur foi.


Convaincus que Dieu les aime comme ils sont, ces fidèles à la sexualité différente espèrent – dans la discrétion et sans acrimonie – que l’Église saura un jour leur donner une preuve d'amour qui ne soit ni de la commisération, ni un voie de réinsertion dans le droit chemin.

29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 08:22

Alors que tous le monde observait, avec enthousiasme ou crainte, les centaines de migrants frappant aux portes de l'Europe et de l'Espace Schengen, une femme a poussé un cri.


Véronique Fayet préside le Secours catholique . Elle ne nous avait guère habitué aux coups d'éclat médiatiques jusqu'alors. Sans être une responsable humanitaire naïve, l'ancienne militante d'Atd Quart-Monde qui fut une décennie durant adjointe au maire de Bordeaux (Alain Juppé), chargée des politiques de solidarité, tout en militant au Modem (1), a toujours donné dans la mesure.


Pourquoi donc est-elle apparue tellement en colère, sur la toile, dans un message (à retrouver ici), posté le 22 septembre ? La présidente nationale du Secours catholique n'a pas supporté, la veille, l'expulsion « avec beaucoup de violence » de familles syriennes installées tant bien que mal dans le centre-ville de Calais. Elle décrit la scène avec forces détails : « gaz lacrymogènes », affaires personnelle jetées « sans aucune respect pour la vie privée », familles condamnées « à une traversée de la ville, d'une heure et demie, à pied ».


Un déménagement forcé pour aller vers des jours meilleurs ? Pensez donc. Ces infortunés se sont retrouvés dans la tristement célèbre "Jungle" de Calais. « Un nouveau ghetto », clame Véronique Fayet, « la Jungle où la police ne va plus, où la mafia règne, où la prostitution est à l’œuvre, où femmes et enfants sont en danger ».


Un récit terrible mais hélas banal dans le traitement des migrants par notre République égoïste. Quoi de nouveau alors qui mérite cette sortie rarissime de la patronne de la grande ONG ? « Nous avons le sentiment d'avoir été trahis. Trop c'est trop », assène Véronique Fayet qui explique que le Secours catholique a jusqu'alors joué le jeu du partenariat avec le gouvernement. Aujourd'hui, elle fustige le « double discours », de MM. Valls et Cazeneuve qui « disent vouloir accueillir et expulsent avec une très grande violence ».


Pour le Secours catholique, ce type d'intervention est une première. Sans atteindre les scores des chanteurs stars, la vidéo a connu un vrai succès via youtube et les réseaux sociaux.


Ce cri de colère rejoint dans l'histoire l'appel de l'Abbé Pierre en 1954 (à la radio, les médias ont changé) ou encore les images d'occupations sauvages de logements vides au profit de sans-domicile, spécialité du Dal (voir leur site ici) et de Jean-Baptiste Eyraud. Deux grandes gueules que rejoint donc Véronique Fayet.


Sur le plan de l'efficacité, le coup est également réussi. « Le ministère de l'Intérieur a réagi en demandant à nous rencontrer rapidement, avec les autres associations avec qui nous travaillons, pour éclaircir la situation et répondre à nos craintes... », précise le service de communication. Et cette fois, il s'agira pas de ne pas décevoir Mme Fayet.

13 septembre 2015 7 13 /09 /septembre /2015 15:00

Depuis des mois, dans les débats au cœur du futur synode romain, les promoteurs de l'immobilisme et les tenants du changement se battent à coup de prises de position opposées. Nombres d'observateurs sont effrayés par cette expression de la diversité dans l’Église, jadis interdite ou cantonnée aux marginaux.


On attendait une parole un peu plus autorisée, venant d'un proche de celui qui, in fine, tranchera : le pape François. Un grand merci donc à Marie-Lucile Kubacki, de La Vie, et Charles de Pechpeyrou qui sont allés rencontrer Mgr Bruno Forte, dans son archevêché de Chieti-Vasto, dans les Abruzzes.


Ce prélat, au faux air d'un autre François de France (voir ici la couverture de son livre) a été secrétaire spécial du premier synode d’octobre 2014 et le demeure pour celui qui vient. On ne confie pas à la légère ce genre de fonction. Théologien de formation, originaire du diocèse de Naples, ordonné évêque en 2004 par le cardinal Ratzinger, Bruno Forte est incontestablement une grande figure de l'épiscopat italien, voir plus. Et, à le lire, il porte bien son patronyme.


Que nous dit donc Mgr Forte dans cet entretien, assez long, et qu'il convient de lire (ici) et relire ? On passera vite sur les poncifs : « L’Église doit accueillir, accompagner et intégrer les gens blessés dans leur relation d'amour » ou encore « L’Église annonce que le mariage est une alliance éternelle rendue possible avec l'aide de Dieu : nous ne voulons pas revenir sur cela ».


Interrogé sur l'injonction faite aux divorcés remariés de vivre en frère et sœur, le secrétaire spécial répond avec une lucidité rare et rafraîchissante « Très honnêtement, la majorité des évêques qui ont l'expérience pastorale comprennent parfaitement que cette condition est pratiquement impossible. Comment demander la chasteté à un couple qui vit une relation de mariage ou de remariage comme s'il s'agissait de moines ou de moniales ? » Voici un parler vrai qui fait du bien.


Dans le diptyque doctrine/pastorale, l'archevêque faire retentir la petite musique du « Patron ». « Une doctrine qui ne tient pas compte de cette attitude pastorale (le regard concret sur la personne) risque de ne pas être évangélique mais idéologique. » Les tenants de l'intransigeance doctrinale sont donc traités d'idéologues, ce qui va beaucoup leur plaire.


Mais ce n'est pas tout. « Si on applique strictement la doctrine, affirme l'archevêque de Chieti-Vasto; il n'y a pas d'espace pour les solutions de miséricorde. On risque de basculer dans un enseignement doctrinal strict qui n'est pas la proposition de l'évangile de Jésus Christ à ceux qui ont besoin de son pardon ». Donc, le cardinal Burke et ses amis du clan intransigeant seraient infidèles, non pas au pape, mais à Jésus Christ !! Bonjour l'ambiance.


Ces mêmes tenants de l'immobilisme, inquiets des lendemains, dénoncent la démarche et la légitimité du processus en cours. Mgr Forte défend la pertinence et la qualité des deux années de débat. « Jamais un synode n'a été aussi synodal », dit-il, en évoquant, avec justesse, de précédents rassemblements romains durant lesquels il s'agissait surtout de dire ce qui pouvait faire l'unanimité et plaire au pontife d'alors.


Quelqu'un n'est pas d'accord ? La réponse est cinglante. « Celui qui n'accepte pas cette forme de recherche de communion n'a pas une âme vraiment catholique. ». Rien que ça !


Après le temps synodal, le pape aura le dernier mot. « Notre rôle est de donner nos idées, nos propositions, de proposer des perspectives mais ce sera lui qui décidera ». Et ce sera sans appel. « Quand Pierre décide, toute l’Église est catholique et une avec lui sous sa conduite ».


En extrapolant, on pourrait pousser jusqu'à l'idée que les éventuels mécontents de certaines décisions pourraient aller voir ailleurs. Par exemple, en se tournant vers ceux qui considèrent depuis plusieurs décennies, que Rome n'est plus Rome et que le pape dérape (1).


En face, celles et ceux qui espèrent beaucoup en l'année qui vient seront rassérénés par la conviction de Mgr Forte. La bataille s'annonce vive.


(1) Les spécialistes auront vu là un clin d'œil au final, délirant plus qu'hérétique, de la Cantatrice chauve de Eugène Ionesco. « Le pape dérape, le pape n'a pas de soupape ».

10 septembre 2015 4 10 /09 /septembre /2015 14:45

A moins d'un mois du début de l'événement, les communautés catholiques de France se mettent à l'heure du Synode sur la famille. Je me réjouis que, suivant le mot d'ordre de la Conférence des évêques de France (voir ici une interview de Mgr Jean-Luc Brunin, qui préside le Conseil Famille et société de l'épiscopat), la famille soit désormais envisagée au pluriel, tant la diversité des situations est de mise.


Ainsi, le diocèse de Bordeaux organise du 27 septembre au 4 octobre le Festival des familles en Gironde (voir le programme complet ici). Pas moins d'une trentaine de rendez-vous sont proposé, à Bordeaux, en banlieue, mais aussi à Arcachon et Libourne. Ateliers, projections, spectacles, conférences, catéchèse, prières : le menu est copieux.


Les promoteurs de ce beau programme n'ont pas oublié les questions qui fâchent et s'ouvrent aux familles qui vivent, comme on dit désormais, « hors des clous ».


Le 29 septembre, les catholiques girondins sont conviés à une soirée sur le thème « Alliance et rupture d'alliance : quelle espérance pour les familles ? ». Accoler les terme de rupture et d'espérance indique le parti pris de la rencontre, que l'on pressent plus tournée vers l'accueil bienveillant des situations individuelles que le rappel d'une doctrine.


Fixé à 20h30 à Mérignac (Maison des Ardillos), le rendez-vous est organisé par l'équipe de la « pastorale des personnes divorcées remariées ou en nouvelle union ». Une appellation originale, qui prend en compte celles et ceux qui, après un mariage, forment un nouveau couple sans passer par la mairie à nouveau. Et ne sont donc pas non plus « dans les clous » civilement !


Le 2 octobre, à l'église Saint-Pierre de la capitale d'Aquitaine, est proposée une soirée-témoignage intitulée : « Quand l'homosexualité s'invite dans la famille » (voir ici) . On appréciera le choix du verbe « s'inviter », plus joli que « s'imposer ». Peut-on fermer la porte à celle ou celui qui s'invite ? Une joli manière de dédramatiser une situation pas facile. Espérons que la parole sera libératrice.


Enfin, histoire de ne pas être accusé de m'intéresser – comme souvent – aux cas douloureux de l’Église, je vais mentionner une initiative originale qui s'adresse à tous les couples. Dimanche 27 septembre, le mouvement « Vivre et aimer » (1) propose un animation de rue sur les quais (face à la Place des Quinconces). Il s'agira « d'écrire une lettre à son conjoint ».


Oseront-ils aller jusqu'à inviter à user d'un stylo, cet outil étrange qu'utilisaient les anciens, avant que les claviers d'ordinateur et de smartphone envahissent nos vies... et nos famille ?


(1) Mouvement catholique, qui offre un accompagnement humain et spirituel aux couples, ainsi qu'aux prêtres, religieuses et religieux. Voir leur site ici.

31 août 2015 1 31 /08 /août /2015 13:39

Le 16 septembre, un petit événement se déroulera à Rome. Sera inauguré dans la Ville éternelle une place au nom de Martin Luther. A deux pas du Colisée, on pourra lire sur une plaque « Martin Luther, théologien allemand ».


La mairie de la capitale italienne a accédé à une requête présentée par la communauté adventiste en 2009. Les médias italiens assurent que la mairie a demandé son avis au Saint-Siège. Ce qui prouve que l'indépendance du politique demeure limitée en Italie et qu'il demeure imprudent de fâcher le Vatican.


On peut se réjouir que ce personnage majeur de l'histoire du christianisme, père de la Réforme, soit ainsi modestement honoré. Dans deux ans, le monde chrétien célébrera les 500 ans d'un acte majeur qui allait faire naître le schisme protestant. Le 31 octobre 1517, un moine bénédictin allemand, Martin Luther, affichaient ses 95 thèses réformatrices sur la porte de l'église du château de Wittenberg.


Enfin, pas tout le monde, à observer les réactions du monde intégriste à cette nouvelle. Ainsi le site Médias Presse Info (voir ici), initié par Civitas, n'hésite pas à parler, évoquant l'événement, de « l'hérétique Martin Luther ». Et parmi les commentaires, on peut lire ces propos d'une grande élégance. Lisez plutôt. « Richelieu avait bien raison : si on avait exterminé cette vermine avant qu’il ne propage son hérésie à toute l’Europe, on aurait sauvé des milliers de vies et des millions d’âmes ».


Pourtant, le vent œcuménique n'est pas mauvais à Rome. Pas seulement avec les orthodoxe et les anglicans. Le 22 juin dernier, pour la première fois dans l'histoire, un pape s'est rendu dans l'église évangélique vaudoise de Turin.


Les Vaudois (1) sont les héritiers des disciples du lyonnais Pierre Valdo (1140-1206). Riche marchand, il donna tous ses biens et parti prêcher l'Evangile (en langue vulgaire) et la pauvreté. Condamnés puis excommuniés et persécutés, les Vaudois se sont installés en Italie. Désormais rattachés à la galaxie réformée, ils seraient 45.000 en Italie (et quelques milliers en Amérique latine) et forment le plus gros contingent du protestantisme transalpin (2).


Le 24 août, nous apprend Radio Vatican, le Pape François a adressé un message (lire ici) au synode des communautés vaudoises et méthodistes d'Italie, lequel s'est déroulé du 24 au 29 août près de Turin. « Que le Seigneur accorde à tous les chrétiens de cheminer avec sincérité de coeur vers la pleine communion ». Un chemin qui permet, selon le pape, de « témoigner du Christ et de l’Évangile, en coopérant au service de l’humanité, en particulier en faveur de la dignité de la personne humaine, pour promouvoir la justice et la paix et donner des réponses communes aux souffrances qui affligent tant de personnes, et spécialement les pauvres et les plus faibles ».


On ne sait pour l'heure si un représentant catholique sera présent le 16 septembre, aux côtés des élus municipaux et des dirigeants des Églises issues de la Réforme. Mais ce petit événement augure bien des festivités de 2017, vues côté catho.


(1) Aucun rapport avec les habitants du canton suisse de Vaud.

(2) On peut lire ici une interview d'une responsable vaudois italien.

27 août 2015 4 27 /08 /août /2015 09:48

Depuis le début de la semaine, la question anime le débat chez les catholiques de France. Fallait-il inviter Marion Maréchal Le Pen à l'université d'été de la Sainte-Baume (voir ici), qu'organisent le diocèse de Toulon et la Province de Toulouse des Dominicains ce week-end, en partenariat avec Famille chrétienne et Liberté politique ?


L'affaire, révélée par La Vie (lire ici) et reprise largement, a montré que cette question n'est plus taboue.

Thème du rendez-vous des cathos de droite : « Médias et vérité. La vérité vous rendra libres (Jn 8, 32).La jeune députée du Vaucluse interviendra samedi matin, avec deux représentants des Républicains (dont un membre du lobby catho Sens commun), un élu socialiste, un journaliste de Famille chrétienne et Mgr Rey, évêque des lieux.


Et on a pu voir que l'hypothèse de voir l'étoile montante du FN à une tribune catholique pouvait réjouir un responsable de l'épiscopat. « Le parti de Marine n'est pas celui de Jean-Marie, répond à La Vie Vincent Neymon, chargé des relations avec la presse pour la Conférence des évêques. Le Front National est un parti qui représente des idées et des personnes. Aujourd'hui, en PACA, Marion Maréchal-Le Pen est incontournable d'un point de vue démocratique. Si l’on n’est pas d’accord avec ces idées, on peut vouloir discuter avec les personnes qui les portent… tant que le dialogue est possible. »


Il est plus que temps de s'attaquer à la question suivante : comment agir pour que les catholiques ne cèdent pas à la sirène frontiste, bien plus agréable et policée que son tempétueux grand-père ?


On trouve encore des évêques qui s'expriment clairement sur l'incompatibilité entre le discours du parti d'extrême-droite sur les étrangers et l'exigence évangélique. C'est le cas de Mgr Daniel Labille, évêque émérite de Soissons, qui assure l'intérim de son ancien siège, vacant depuis que Mgr Hervé Giraud a été nommé archevêque de Sens-Auxerre et de la Mission de France.


Dimanche 5 juillet, le prélat octogénaire a présidé la messe de la fête paroissiale de Château-Thierry (Aisne), intitulée « Farandole de la Fraternité » (voir ici le texte intégral de son homélie). Dans une région où le FN récolte autour de 30% des voix, Mgr Labille a été très clair.


Commentant l’Évangile de Marc (6, 1-6), il a évoqué l'originalité de Jésus, mettant en exergue un aspect de sa prédication : « la révélation de l’amour de son Père pour tous les hommes, un Dieu qui ne fait pas de différence entre les hommes. Il n’y a pas d’un coté les juifs et de l’autre les païens. Dieu aime tous les hommes sans distinction de race, de nationalité, de religion ».


Dans cette région marquée par les deux conflits mondiaux, l'évêque a enfoncé le clou. « Dieu n’est un Dieu tutélaire, il n’est pas le Dieu des juifs, il n’y a pas un Dieu pour les français ou celui des allemands. Personne ne peut s’approprier Dieu, personne ne peut le mettre à ses cotés pour gagner une guerre, pour dominer un autre peuple ou le coloniser ».


Et l'évêque a poursuivi sur la caractère inouï, et pas seulement pour l'époque, d'un tel discours. « Cela va révolutionner l’idée que l’on se fait des autres hommes : ils nos frères et nos sœurs, tous également aimés par le même Père qui est notre Père à tous. Il n’y a plus d’un coté les étrangers et de l’autre les autochtones, les noirs et les blancs, les catholiques et les protestants, les chrétiens et les païens».


« Qu’as-tu fait de ton frère ?, a lancé Mgr Labille reprenant la célèbre exhortation de Dieu à Caïn devant la dépouille d'Abel. Cette question est aussi pour nous aujourd’hui. Qu’as-tu fait de ton frère qui a faim, qui est malade ou handicapé, qui est prisonnier, qui est étranger, qui est somalien, soudanais, Rom ».


Des propos qui devraient vacciner l'auditoire contre toute politique de rejet de celui qui n'est pas bien de chez nous et de la bonne couleur de peau. La préférence nationale n'a pas sa place dans le cœur ou dans la bouche d'un disciple du Christ.


Je me prétends pas ici que les rivaux politiques de la famille Le Pen soient irréprochables dans leur accueil de l'étranger. Le gouvernement actuel est à cet égard très décevant et sa posture de fermeté n'est pas dénuée d'un électoralisme assez nauséabond. Mais le PS ne fait pas de la peur de l’autre son principal fond de commerce.


A quelques semaines d'élections régionales lors desquelles le FN, même en crise familiale, va faire un malheur, il serait bon que des voix catholiques se fasse entendre. Non pour refuser de débattre avec le parti des Le Pen. Mais pour faire échouer son projet haineux pour le pays.

21 juin 2015 7 21 /06 /juin /2015 22:32

L’encyclique Laudato si a été un événement. Sur le respect de la Création et la nécessité de changer nos comportements, l’Église parle désormais d'une seule voix. Cela peut-il être le cas sur pour toutes les questions de société ? Cette réflexion est portée par la théologienne moraliste Véronique Margron, qui s'interroge dans La Croix : « L’Église doit-elle avoir un avis tranché sur tous les sujets ? » (lire ici).


Posée à l'occasion du positionnement de différentes personnalités d’Église à propos de l'interminable affaire Vincent Lambert, la question induit on le devine la réponse négative. La religieuse dominicaine, professeure à l'Université catholique de l'Ouest d'Angers (voir le site de l'UCO ici), juge les « nuances entre les différents propos des évêques » comme un réalité « saine ». En effet, l'éthique, fondée sur la loi naturelle, « oblige à argumenter », alors « une diversité de prises de position est légitime ».


La théologienne se défend tout de suite d'une accusation fréquente dans certains milieux ecclésiaux : « Il ne s’agit pas de relativisme mais plus de modestie : qui peut prétendre connaître la réalité tout entière et présenter un point de vue parfaitement éclairé ? ». Une modestie qui veut rappeler la limite de la prétention catholique d'être « experte en humanité », comme l'écrivait, en son temps, Paul VI. Cette affirmation, aujourd'hui, fait du tord à l’Église.


Véronique Margron présente avec simplicité deux « écueils majeurs en matière d’éthique ». Le premier consisterait à s'adonner à « des paroles définitives, figées dans le marbre, qui nient l’histoire ». Et de rappeler que le cas du malheureux Vincent Lambert se déroule « dans un contexte ».


Le second danger, à l'inverse, amènerait à penser que « comme les circonstances changent et que nous sommes loin du contexte biblique, alors nous n’aurions plus rien à penser et à dire ». Au contraire, pour la théologienne, tous les penseurs catholiques doivent s'exprimer. « Si l’Évangile est vivant, il doit pouvoir éclairer toutes les ­situations, quel que soit leur éloignement du contexte socioculturel dans lequel il a été écrit. Il est donc nécessaire que l’Église, en la diversité de ses membres, réfléchisse, argumente, se prononce. Bref, qu’elle se “salisse les mains”, en se risquant ainsi à prendre sa part de la réflexion commune, en s’engageant et en s’exposant. »


Il y a trois ans, face à la loi ouvrant le mariage aux personnes de même sexe, les évêques français avaient exprimé une opposition unanime. Et Véronique Margron, sans remettre en cause cette position avait déploré l'absence de réel débat dans les sphères universitaire et intellectuelle catholiques.


Interrogée lors de notre enquête « Mariage pour tous, divorce chez les cathos » (voir la présentation de l'ouvrage ici ), elle avait répondu : « Celui qui ne semblait pas penser blanc pensait noir. Sans rien de possible entre les deux. En tout cas dans un premier temps. Comme s’il était impératif de choisir un camp ».


A l'écouter, la simple incitation à s'interroger sur ce qui se passait – la grande mobilisation des anti-loi – était perçue par certains, dans l’Église, comme une « compromission ». A l'opposée de la définition qu'elle donnait de la mission des théologiens et enseignants : « inviter à penser, à faire un pas de côté, à essayer une parole complexe, au sein même de l’écoute de la Tradition ».


Les sujets de sociétés auxquels les catholiques sont, comme les autres, confrontés sont éminemment complexes. Sauf à penser que la volonté divine est limpide et que les Écritures et la tradition ont prévu, étudié et réglé toutes les questions interpellant toutes les générations sous toutes les latitudes, les penseurs du catholicismes d'aujourd'hui peuvent et doivent avancer des paroles diverses.

12 juin 2015 5 12 /06 /juin /2015 17:26

Rarement un document papal aura été aussi attendu et scruté que l'encyclique sur l'écologie, dévoilée le 18 juin. Comme annoncé, elle s'intitulera « Laudato si » (Loué sois-tu) et aura pour objet « le soin de notre humanité commune », selon la salle de presse du Saint-Siège.


Le document sera présenté à la presse le 18 juin à 11h. La liste des intervenants à cette rencontre dit beaucoup sur la nature et l'ambition du projet du pape, lequel comme de tradition, ne sera pas présent.


Trois personnes s'exprimeront devant les médias. Le premier était attendu : le Cardinal Peter Turkson, président du Conseil pontifical Justice et Paix, organisme romain qui porte le dossier écologie.


Le second peut surprendre davantage, car il ne s'agit pas d'un hiérarque catholique, mais d'un chrétien orthodoxe. Le Métropolite Jean de Pergame parlera, précise le communiqué, « au nom du Patriarche œcuménique et de l’Église orthodoxe ». L'environnement est un domaine dans lequel la coopération œcuménique est la plus forte et il n'est pas si baroque d'entendre le Métropolite défendre le document papal.


Du troisième intervenant, on ne connaît pas la croyance. Et on s'en fiche, puisque le Professeur John Schellnhuber parlera en tant que scientifique. Il est le fondateur et directeur du Potsdam-Institut für Klimafolgenforschung (Institut Potsdam pour les recherches sur les impacts climatiques, PIK), organisme financé par l’État allemand qui fait autorité dans les domaines du changement climatique, de ses impacts et du développement durable.


Le travail interdisciplinaire du PIK, mêlant sciences naturelles et sociales, fournit un expertise prisée par les plus grands organismes, telle la Commission européenne. Sur le site de la Banque mondiale, peu suspecte d'être un repère d'écologistes d'extrême-gauche, on peut lire une note sur une série de rapports du PIK « Baissons la chaleur », en 2012, 2013 et 2014 (à lire ici).


On le voit, le PIK se situe clairement dans la ligne du Giec, le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), pour qui la responsabilité humaine dans les évolutions climatiques est indiscutable. Un thèse que défendait déjà en 2000, un certain Jean Paul II dans son Message pour la journée de la paix.


En donnant la parole à un scientifique ainsi engagé, le pape François ne fait que réaffirmer la position de l’Église. Mais il heurte, entre autres, les conservateurs américains, majoritairement climato-sceptiques.


Ainsi Rick Santorum, lancé dans la course à l'investiture républicaine pour la Maison-Blanche, a déclaré dernièrement qu'il aimait le pape François mais que celui-ci devait « laisser la science aux scientifiques » (lire ici l’article, en anglais, publié sur le site Huffington Post. Le très catholique candidat a rappelé que l’Église s'était trompée par le passé sur les questions de science, ce qui est la réalité, et devait donc se concentrer sur ses domaines de compétence « la théologie et la morale ».


La réponse du pape est claire : il s'occupe de science et il s'appuie pour cela sur des spécialistes. En septembre prochain, François prendra la parole devant le Congrès des États-Unis, dominé par les Républicains. On peut être sûr du réchaufement du climat... dans la salle.

9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 10:01

Le programme général 2015-2016 du Centre Sèvres – Facultés jésuites de Paris est paru. Certains catholiques le reçoivent comme les enfants découvrant les catalogues de jouets de Noël pour les enfants. Il est consultable en ligne ici.


On ne connaît pas l'identité de celui qui chapeautera cette année nouvelle universitaire, le P. Henri Laux terminant cet été son mandat de président des lieux.


Le Centre Sèvres a pour mission première la formation en théologie et en philosophie, de jésuites, futurs jésuites et ignacien(ne)s venu(e)s du monde entier. Mais la grandes majorité des personnes assistants aux cours (2000 contre 250 étudiants) sont des auditeurs libres. Ils et elles viennent pour la qualité de l'enseignement et pour l'ouverture d'esprit, marque de fabrique des jésuites de France.


En feuilletant les pages. on découvre que le cours intitulé « L’Église, son ministère, ses ministères », sera assurée par une femme, Anne-Marie Petitjean. Cette religieuse spécialiste d'oecuménisme consacrera également un cycle à « Yves Congar et le renouveau de l’Église ». Dans la présentation, la citation du grand théologien résonne fortement : « Mon Dieu, pourquoi votre Église qui est sainte (…) a -t-elle souvent ce visage austère et décourageant ? ». Congar écrivait en 1930 et la question demeure.


Le cours « Le discours de l’Église sur la sexualité et la vie affective. Racines anthropologiques et ouvertures pastorales » a lui aussi été confié à une femme. Qui plus est laïque, et psychanalyste. Pascale Vidal, également investie dans le diocèse de Montpellier, parle de « très lourds malentendus », et annonce qu'elle va traiter « les thèmes les plus controversés ».


De fait, ils sont tous là : relations sexuelles avant le mariage, contraception, procréation médicalement assistée, avortement, divorce et homosexualité. Qu'on se dise, les sujets seront abordés « à la lumière de la psychanalyse et de l'anthropologie ». Cela risque de grincer.


Comme cela pourra être le cas dans le cours que propose Achille Mestre, bénédictin, sur « Les institutions de l’Église ». Le texte introductif parle du « large renouvellement » de Vatican II et se conclue ainsi : « bien du chemin reste à faire, à commencer par la réforme de la Curie romaine ». Les choses sont posées clairement par celui qui est également secrétaire général adjoint de la Corref (Conférence des religieux et religieuses de France, voir leur site ici).


La philosophe Cécile Renouard consacre un enseignement à un thème très en vogue cette année « Justice sociale et justice écologique ». Pour que ses étudiants sachent vite dans quel camp elle se situe, la religieuse de l'assomption signale que ce son cours étudiera « les limites de diverses sources morales de la pensée libérale (…) vis-à-vis des enjeux écologiques ».


On notera que les deux formations « introduction à l'islam » et « L'Europe et l'islam » seront dispensées par le jésuite Jean-Marc Balhan, curé de la paroisse catholique d'Ankara et président de l'Union des religieux de Turquie.


Enfin, il convient de citer le séminaire de recherche « Esthétique et théologie », programmé le dernier lundi de chaque mois. Pourquoi donc ? Parce que cette formation se tiendra alternativement au Centre Sèvres, à l'Institut catholique et au Collège des Bernardins. On parle assez de la rivalité entre les trois pôles universitaires catholiques de la capitale pour ne pas saluer ce projet commun, présenté comme une « recherche partagée ».

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  • : Philippe Clanché, journaliste religieux indépendant, collaborateur de La Vie ou Bayard Presse. Au menu : émergence d'un catholicisme ouvert, décoincé et qui puisse parler à notre temps. Bon appétit. On peut me suivre sur Twitter : @pclanche
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